J’ai mal pour deux,
Quand je vois que tu fuis mes yeux,
Et pour un peu,
Je retomberais amoureux.
J’ai mal pour toi,
Mal de te voir jouer à ça,
Quand dans nos draps
Tu viens te coller contre moi.
J’ai mal au coeur,
Quand je sens sur toi son odeur,
Et par malheur,
J’entends aussi, tout bas, tes pleurs.
J’ai mal, au fond,
Mal de ne pas être le bon,
Toi, moi. Lui. On ?
L’addition porte à confusion.
J’ai mal, je pense,
Quand je feins mon indifférence,
Et par malchance,
Ce n’est pas moi à qui tu penses.
J’ai mal, pourtant,
Mal que tu n’aies pas vu vraiment
Qu’avec le temps,
J’ai appris à voir quand tu me mens.
J’ai mal surtout
Quand je pense qui, quand et où,
Et par à coups,
L’histoire se meurt entre nous.
J’ai mal pour rien,
Mal de te voir déjà si loin :
Je sais la fin
Depuis qu’on s’est lâché la main.

24 juin 2007 à 9:38 |
C’est dur quand ca arrive pour de vrai. et ca l’est encore plus quand on s’en rend compte. Et si en plus on le voit arriver… enfin bref. j’aime beaucoup. bizous ciao
24 juin 2007 à 11:58 |
eh ben… un retour en grande pompe avec une ambiance euphorique! Un beau texte. Triste mais beau!
25 juin 2007 à 2:02 |
Plaisir simple plaisir authentique dieu que c’est agréable de lire une poésie si joliement écrite, bien aérée j’épargnerai volontier la liste de compliments. Aller juste je relève ces quatre vers qui sont d’une grande intelligence, sincérité et émotion
“J’ai mal, je pense,
Quand je feins mon indifférence,
Et par malchance,
Ce n’est pas moi à qui tu penses.”
Enfin un musicien te dirait que la pire des choses pour une composition est d’avoir un esprit trop binaire mais j’avouerai que le 4/8 parait assez culoté et astucieux pour fermer la bouche aux musiciens^^
10 septembre 2007 à 11:24 |
“On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux, mais c’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice, créé par mon orgueil.” Georges Sand