
Non, non, il ne s’agit pas là d’un mirage, mais bien d’un post sur mon blog après presque trois semaines d’un silence désolant. Pour vous, pour moi, pour moi surtout, parce que ce sont autant de jours passés loin de ceux qui me lisent (et c’est d’ailleurs étonnant qu’il y en ait encore, mais les chiffres sont formels) et surtout loin de mon clavier, loin de l’écriture.
Je pourrais blâmer les partiels, et le cycle infernal d’examens qui monopolisent les braves gens le temps de leur asséner quelque divagation pseudo intellectuelle, à disserter (soit détailler, soit découvrir le jour J donc, selon la capacité antérieure à réviser) pendant deux, trois heures. Je pourrais parler de mon nouveau boulot de serveur, et vous inviter par la même occasion à venir manger rue du Cherche-Midi un dimanche ou un lundi pour ainsi espérer me voir. Je pourrais accuser les gens qui m’entourent, qui avec leurs incessantes propositions de sorties, leurs fêtes récurrentes et leur manie latente de me détourner de mon but (écrire, au cas où certains auraient perdu le fil) m’ont éloigné eux aussi de ce blog.
Mais je préfère affronter la réalité ; j’ai été paresseux. Pas dans la vie de tous les jours, je n’ai pas arrêté, mais dans mon rapport à cet espace d’expression. Nul doute qu’à plusieurs reprises j’ai eu l’opportunité de venir ici et laisser un petit quelque chose, mais comme pour les mauvaises nouvelles à annoncer ou les mensonges à avouer, plus on attend et plus on a peur de la réaction à venir. J’ai donc longuement travaillé mon aptitude au mutisme, pour enfin me décider ce soir à arrêter de jouer au con et reprendre cet exutoire, que dis-je, cette pasion qui est mienne.
Voilà, donc, des excuses un peu plates, qui sont en réalité d’une audace bien gonflée, pour vous jurer que je vais être plus sérieux et régulier et pour réiterer ma promesse de déposer sous votre cyber-sapin un roman inédit d’ici la fin décembre.
Il ne me reste donc plus qu’à l’écrire. En attendant, les mises à jour vont reprendre, et ce dès maintenant !
Niels